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01 juin 2008

Opérateurs et portables japonais

Ma petite collection qui n'est malheureusement pas complète


Histoire de portables - 携帯物語





Entre les facéties de la météo, une reprise d'études en perspective et un nouveau travail qui tarde à se décider, je n'ai vraiment pas une minute à moi. J'ai quand même trouvé le temps de faire un peu de rangement, retrouvant dans un beau bric-à-brac de câbles, vieilles consoles et autres gadgets totalement inutiles, le cadavre des différents téléphones portables que j'ai eu depuis mon arrivée au Japon. Petite séance photo commémorative avant le départ pour le recyclage...

Ma petite collection qui n'est malheureusement pas complète Ma petite collection qui n'est malheureusement pas complète De gauche à droite : Willcom, J-Phone (même si c'était déjà en partie devenu Vodafone) et Vodafone

Tu-Ka, AU, J-Phone, Vodafone et enfin Willcom, on ne peut pas dire que je sois un client très fidèle. Mais finalement, c'est avec Willcom que je me sens le mieux : mails gratuits de et vers tous les opérateurs japonais, ainsi que les PC, pour 2900 yen par mois, difficile de faire moins cher. Il faut dire que je déteste parler au téléphone - surtout pour ne rien dire - et que les tarifs à la minute sont plus avantageux que ceux des concurrents - en tout cas, ils l'étaient quand j'ai signé.

Mon J-Phone - VodafoneMon VodafoneMon Willcom actuel... donc poussiéreux

Il est vrai, et pas forcément à tort, que la gamme très limitée de portables chez Willcom est souvent critiquée pour son retard technologique. Je ne dirai pas le contraire - et encore, le prochain D4 fera sûrement envie à beaucoup - mais je pense que cela dépend avant tout de ce que l'on veut en faire. Pour moi, c'est avant tout un outil de communication et je suis vraiment content des services proposés. Un exemple : vu que tous les courriels sont gratuits, je fais envoyer une copie de tous les messages arrivant dans mes boîtes internet sur mon portable - merci Gmail - étant ainsi averti tout de suite, ce qui m'évite de rester planté devant mon ordinateur lorsque j'attends un message important et me permet de savoir qui veut me contacter même quand je suis éloigné de chez moi pendant plusieurs jours. Bref, je suis un homme comblé et ne manquerai pas de défendre mon PHS... jusqu'au prochain changement de portable ! ;)


Date des clichés : 2008/05/23 - Apn : Canon EOS 40D


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14 décembre 2007

Noel 2007 : Tokyo Midtown

Illuminations des jardins du complexe Tôkyô Midtown

Noël 2007 : Tôkyô Midtown

Horaires
: à partir d'environ 17h
Tarifs : accès libre
Accès : sortie 8 de la station Roppongi sur la ligne Toei-Oedo ou sortie 8 de la station Roppongi sur la ligne Tokyo Metro Hibiya;
Web : page internet (japonais- anglais)


Malgré l'arrivée des premières vagues de froid hivernal, l'air n'est pas aussi cristallin qu'il pourrait l'être et j'attends donc encore un peu avant d'entamer ma chasse aux illuminations annuelle. Mais comme on dit, l'occasion fait le larron et je n'ai pas pu m'empêcher de tester mon nouveau boîtier dans les jardins de Tôkyô Midtown...

Illuminations des jardins du complexe Tôkyô Midtown Illuminations des jardins du complexe Tôkyô Midtown Illuminations des jardins du complexe Tôkyô Midtown

Autant j'ai beaucoup apprécié le parterre lumineux et ses airs de voie lactée zébrée d'étoiles filantes lorsqu'il s'anime, autant l'arbre de Noël manquait profondément de goût. Ses parois en verre ciselé du plus bel effet sont en effet complètement gâchées par un éclairage bien trop fort, qui joue sans modération la carte du tape à l'œil. Enfin bon, cela aura au moins été l'occasion de voir ce que donne des clichés à 3200 iso, et il faut bien avouer que j'en suis très content, car le grain reste raisonnable même sans retouche. Les clichés ici sont petits mais qu'en pensez-vous? Il me tarde de voir ce que cela donnera en intérieur...

Illuminations des jardins du complexe Tôkyô Midtown


Date des clichés : 2007/12/09 - Apn : Canon EOS 40D


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10 août 2007

La précarité des jeunes au Japon

A Tokyo, les jeunes qui n'ont pas les moyens de se loger louent des box dans des cafés Internet, qui fonctionnent 24 heures sur 24 et offrent de nombreux services : location de DVD, bibliothèque, restauration etc. ASSOCIATED PRESS/Shizuo Kambayashi

La précarité des jeunes au Japon

Un article fort intéressant est paru dans Le Monde, concernant de jeunes japonais qui, n'ayant pas assez d'argent pour se payer un appartement, vivent dans des cafés internet tout confort. C'est un moyen de se loger que je connais bien, car je l'utilise beaucoup moi-même lorsque je suis en voyage et je trouve que Philippe Pons a bien su en résumer l'atmosphère.

Le Japon, l'île des enfants perdus
LE MONDE | 09.08.07 | 15h58 • Mis à jour le 09.08.07 | 15h58

Souvent d'un confort feutré avec leurs spacieuses bibliothèques de mangas et de DVD, leurs box au fauteuil moelleux séparés par de minces cloisons à mi-hauteur et leurs distributeurs de boissons, sandwichs ou bols de nouilles instantanées, les cafés Internet qui fonctionnent 24 heures sur 24 sont les nouveaux repaires des jeunes Japonais.


La plupart viennent pour surfer sur le Web, d'autres pour tuer le temps, regarder la télévision ou se reposer dans la pénombre d'un lieu confortable, loin du brouhaha des rues des quartiers animés. Certains en ont fait leur tanière. Ce sont les "réfugiés du Net" : des jeunes de 20 à 30 ans qui naviguent d'un petit boulot à l'autre et ne gagnent pas assez pour se payer un logement ou une chambre d'hôtel. Dans les cafés Internet, ils peuvent passer six heures pour 1 500 yens (9 euros) ou moins dans les quartiers périphériques. La plupart des grands établissements disposent d'une centaine de box.

Minuit passé. Devant la machine à boissons chaudes, il attend que son gobelet se remplisse. La trentaine, jeans et tee-shirt bleu, les cheveux en broussaille. "Cool" comme des milliers de ses congénères croisés auparavant dans les rues du quartier branché de Shibuya à Tokyo. "Vous, vous cherchez un nouveau pauvre ?, dit-il, avec un sourire amer. Bingo ! Vous l'avez. Trente ans, une vingtaine de boulots sans lendemain. Depuis trois mois, je vis ici avec un petit sac et des sous-vêtements jetables. Je suis un "one call worker" : enregistré auprès d'une agence de placement qui m'appelle sur mon portable quand il y a un boulot. Dans les 1 000 yens de l'heure. Je dépense 1 500 yens pour ma nuit. Je mange dans des McDo. Humiliant, non ? Le gouvernement parle de "seconde chance" pour les perdants comme moi, poursuit le jeune homme. Mais y en a marre : on ne quémande pas une chance, un coup de bol. On veut une vie décente, c'est tout. Mon nom ? Je suis personne dans cette société." Dans le gobelet, le café refroidit. Il le prend, puis, sur un "Salut !", part vers son box.

Les cafés Internet offrent un condensé de la société japonaise contemporaine : prospère, lisse et efficace en surface, mais parcourue d'ondes souterraines dénotant malaise et dysfonctionnements. Dans les cafés Internet les plus modernes, ceux des quartiers animés, l'accueil est digne d'un hôtel. Atmosphère feutrée et services multiples. Fondus parmi les clients - car rien dans leur apparence ne les distingue vraiment - se nichent les jeunes paumés.

Après une décennie de récession, la machine productive nippone est repartie, mais elle laisse sur le carreau nombre de jeunes. Ce sont des "freeters" (mot composé de l'anglais free et de l'allemand arbeiter, désignant ici ceux qui font des petits boulots, c'est-à-dire des jeunes en situation précaire). Ayant grandi dans le Japon de la "bulle financière" de la fin des années 1980, ils sont arrivés sur le marché du travail à la fin de la "période glaciaire" de la récession, quand les entreprises soucieuses de réduire les coûts ont sabré dans l'emploi permanent pour privilégier le travail temporaire. Ils forment ce que le quotidien Asahi a baptisé la "génération perdue".

Le gouvernement estime à 1,8 million le nombre des freeters, filles et garçons. Si, au début de la décennie, on a pu voir en eux l'expression des valeurs individualistes d'une génération plus orientée vers des satisfactions personnelles que ses parents dévoués à l' entreprise, beaucoup ont découvert que leur situation est moins synonyme de liberté que de précarité.

Aux largués de la reprise, freeters et jeunes désargentés arrivés de la campagne qui n'ont pas de quoi payer un loyer et encore moins les trois mois d'avance pour obtenir un logement s'ajoutent ceux que des sociologues anglais ont baptisés "neet" (Not in Education, Employment or Training). Ils ne sont pas étudiants ni en formation : ils dérivent. D'entrée de jeu, ils ont baissé les bras. Pour la plupart, ce sont des adolescents introvertis qui refusaient d'aller à l'école (phénomène préoccupant dans l'Archipel depuis une décennie). Adultes, ils restent refermés sur eux-mêmes. Ils seraient 800 000.

Les neet sont un symptôme du malaise d'une société devenue férocement compétitive, qui condamne leur inadaptation, la mettant au compte de la fainéantise. Un message qu'ils reçoivent comme une négation de leur droit à l'existence. Les neet forment une bonne partie des jeunes qui se suicident. Comme eux, beaucoup de freeters ont le sentiment d'être pris dans une nasse.

Les quelque deux mille cafés Internet que compte le Japon sont moins chers qu'un sauna ouvert toute la nuit ou que les "hôtels capsules", aux couchettes superposées comme dans un wagon-lit. Et les boissons sont gratuites. La nuit, les plus grands sont pleins.

Outre la faune des habitués (10 % selon les employés), qui viennent pour quelques semaines, voire quelques mois, on y côtoie des salariés qui ont raté le dernier train. Ils ronflent les pieds sur la tablette de l'ordinateur dans les fauteuils inclinables des petits box de 2 m2, où l'on se déchausse avant d'entrer. Çà et là, dans les compartiments à deux, des couples profitent de la pénombre complice pour se caresser discrètement. Certains sont des lycéens qui ont raconté à leurs parents qu'ils dormaient chez un copain ou une copine. Devant d'autres box sont posées des chaussures à talons hauts : des filles de la nuit (hôtesses de bar et autres) qui attendent les premiers métros. Au petit matin, tout ce petit monde s'ébroue vers les douches de l'établissement. Certains ont même une salle de sport.

Les réfugiés du Net sont l'une des facettes de la nouvelle pauvreté nippone, fille d'une inégalité croissance entre ceux qui ont un travail fixe et les autres. Une disparité qui passe désormais par un clivage entre générations.

Philippe Pons
Article paru dans l'édition du 10.08.07.

Je trouve juste un peu dommage qu'il n'insiste pas assez sur le fait que certains freeters le sont par choix. Je ne parle pas forcément de ceux qui prétendent vouloir s'affranchir du système japonais, qui tourne encore beaucoup autour de l'entreprise, mais plutôt de ces jeunes qui, comme dans beaucoup de nos sociétés modernes actuelles, finissent leurs études sans savoir ce qu'ils veulent faire. Une succession d'emplois dits "précaires" leur permet alors de s'essayer à la vie active, ajoutant ainsi une pierre pratique au mur de théories qu'est le système éducatif japonais. J'ai d'ailleurs l'impression que les japonais qui passent par cette période de cuissage social gagnent certaines facultés d'adaptation et d'initiative qu'ils mettraient beaucoup plus de temps à acquérir en entreprise.

Quant aux neets, j'en ai rencontré justement un le week-end dernier. La conversation portait sur toute autre chose lorsque, entre deux verres de sake, il commença à nous parler. "Vous savez, j'ai vingt ans mais je suis encore lycéen... J'ai arrêté le lycée à 16 ans... Je ne m'y plaisais pas. Depuis ça, je suis un neet, vous connaissez ?" Il n'écouta que vaguement notre réponse avant de poursuivre avec un petit regain d'énergie. "Mais maintenant, j'ai repris les cours et je suis en deuxième année de lycée dans un cursus par correspondance! Ça va maintenant!" Dit-il ça pour nous rassurer, nous qui écoutions son histoire avec sérieux? Ou était-ce simplement pour se rassurer lui-même? Toujours est-il que son histoire finie, il enchaîna sur un autre verre de sake en se morfondant en excuses, honteux de donner une si mauvaise image des jeunes japonais.

Alors, malaise d'une société japonaise qui cherche encore ses marques après les bouleversements sociaux imposés par l'éclatement de la bulle? Ou particularité nippone permettant d'exprimer des incertitudes qui touchent pourtant la jeunesse de toutes les sociétés modernes actuelles?

Sources : Le Monde

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22 juin 2007

Yokohama Kaikou 2007

Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007

Yokohama Kaikou 2007 - 横浜開港記念日花火

Il semblerait que j'ai bien choisi mon moment pour déménager à Yokohama, car 2009 verra le 150ème anniversaire de l'ouverture de son port. Les festivités promettent d'être grandioses et le feu d'artifice de cette année n'a fait qu'ajouter à mon impatience.

Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007

Il était accompagné d'un spectacle son et lumière du plus bel effet, et on ne peut que saluer la performance des artificiers, qui nous avaient concocté un ballet de fusées suivant à merveille le rythme imposé par la trame sonore. Un vrai travail d'horloger!

Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007Feu d'artifice pour la commémoration de l'ouverture du port de Yokohama - 2007

NB : Prendre des photos dans de telles conditions fut une première avec mon 350D, mais j'espère que vous arriverez quand même à vous faire une idée de l'évènement.


Date des clichés : 2007/06/02 - Apn : Canon EOS 350D

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13 avril 2007

Cerisiers en fleur

Parc de Yoyogi

Cerisiers en fleur - 桜

Comme nous avons pu le voir, les sakura, les fleurs de cerisier en japonais, attirent beaucoup de monde. Ce ne serait cependant pas leur rendre hommage que de s'arrêter au côté festif de l'évènement. Voici donc une petite série de clichés afin de vous donner une idée du formidable spectacle naturel qui se répand dans Tôkyô début avril...

Parc de YoyogiParc de YoyogiParc de Yoyogi


Parc de YoyogiRivière TamagawaRivière Tamagawa


Parc de YoyogiParc de YoyogiParc de Yoyogi


Parc de Yoyogi


Date des clichés : 2007/04 - Apn : Canon EOS 350D

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10 avril 2007

Cerisiers et Japonais

Parc de Yoyogi - Salaryman

Cerisiers et Japonais - 桜の下の日本人

L'arrivée du printemps sonne le début du hanami, habitude selon laquelle on s'installe sous des cerisiers en fleur afin de profiter du spectacle offert par Dame Nature. Il n'est pas rare que l'on profite de ce moment de détente pour manger entre amis, le tout à grands renforts d'alcool...

Ueno - Sieste amoureuseTamagawa - Lecture assidueParc de Yoyogi - Blousons et bâches bleues

Dès qu'il y a quelques cerisiers (ou pruniers un peu plus tôt dans l'année), le hanami attire beaucoup de monde. Des personnes sont d'ailleurs très souvent désignées afin d'aller réserver un emplacement tôt le matin, voire même la veille.

Parc de YoyogiParc de Yoyogi - FestivitésParc de Yoyogi - Jeu de mains

Si pour certains le hanami n'est qu'un pique-nique bon enfant, il sera pour d'autres l'occasion de participer à une énorme beuverie. Considérant un phénomène assez similaire l'été sur les plages, on pourrait même se demander si le grand air ne transforme pas nos chers nippons (de Tôkyô en tout cas) en amateurs d'orgies romaines...

Parc de Yoyogi - Pêche aux pétales

Cris, bruit, chansons, personnes ivres, montagne de déchets (soigneusement triés, ou presque), selon le lieu et vos voisins de pelouse, cette expérience fort agréable peut très vite se transformer en un calvaire jalonné de maux de tête et empreint de dégoût.

Kodomo no Kuni - A la recherche du clichéKodomo no Kuni - Hanami en bateauKodomo no Kuni - Pique-nique quand tu nous tiens

Le tout est donc de choisir son camp : soit vous participez au joyeux chaos des effluves éthyliques, soit vous cherchez un parc plutôt fréquenté par des familles. Trouver un endroit calme où vous pourrez rester seul relèvera cependant du miracle, particulièrement aux alentours de Tôkyô.

Parc de Yoyogi - Promenade innocenteParc de Yoyogi - Cerisiers autour d'une bièreParc de Yoyogi - Photo innocente

Si vous aimez les fêtes populaires et n'êtes pas trop regardants sur les excès qui en découlent, je ne peux que vous conseillez de tenter l'aventure. L'inévitable promiscuité engendrée vous permettra de parler avec beaucoup de gens et vous fera découvrir une nouvelle facette des mœurs japonaises.

Parc de Yoyogi - Comme à la maison


Date des clichés : 2007/04 - Apn : Canon EOS 350D


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19 avril 2006

Les Groupes Sanguins au Japon

Lorsque vous rencontrez quelqu'un pour la première fois, il est plutôt de bon usage de se présenter et de montrer un certain intérêt envers l'autre personne, en posant des questions aussi banales que "Que faites-vous dans la vie?", "Où habitez-vous?" ou éventuellement "Quel âge avez-vous?". Mais si vous passez un jour au Japon et que vous y faites des rencontres, il y a de fortes chances pour que l'on vous interroge sur un point fort surprenant pour nous pauvres français: votre groupe sanguin !

Un ami m'a fait parvenir un article du Figaro parlant fort bien du sujet: laissons donc place aux "professionnels". Bonne lecture !


Les A sont perfectionnistes, les O sont des leaders dans l’âme alors que les B ont une fâcheuse tendance à être épris de liberté. Au Japon et en Corée, de plus en plus de voix s’élèvent contre cette croyance populaire, largement répandue, qui veut que le tempérament de chaque individu soit conditionné par son groupe sanguin.

« Si je croise quelqu'un pour la première fois, de nouveaux collègues par exemple, je leur demande souvent leur groupe sanguin pour avoir des indications sur leur personnalité », explique Makiko Ishikawa, employée dans un hôpital. « Vous seriez étonné de savoir tout ce qu'on peut connaître d'une personne rien qu'à partir de son groupe sanguin », assure cette trentenaire.
Depuis les années 1920 au Japon, le déterminisme lié aux groupes sanguins fait l'objet de débats virulents entre ceux qui y voient une vérité scientifique et ses détracteurs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats du Japon impérial étaient assignés à des tâches différentes selon leur groupe sanguin. Un temps décriée par les scientifiques, la pratique s'est de nouveau répandue dans les années 1970 lorsque le chercheur Masahiko Nomi a publié des ouvrages sur les groupes sanguins de gens célèbres.
Dans les esprits, une hiérarchie des groupes sanguins s’est vite établie. Les chanceux sont du groupe A, car ils sont considérés comme ordonnés et perfectionnistes, ou du groupe O, dotés de qualités de leaders. En revanche, les porteurs du groupe B, réputés pour placer leur goût de la liberté au dessus des valeurs collectives, un tabou dans la civilisation asiatique, font l'objet de nombreuses vexations.
Utiliser cette croyance dans les ressources humaines
Le phénomène a pris tellement d’ampleur que des parents d'élèves et des professeurs japonais se sont plaint en haut lieu de la multiplication de harcèlements d'élèves, moqués par leurs condisciples en raison de leur groupe sanguin. L’équivalent du Conseil supérieur de l'audiovisuel a même dû intervenir auprès des chaînes de télévision pour qu’elles cessent de véhiculer cette croyance. « Les adultes peuvent toujours prendre le sujet à la légère, mais ce n'est pas forcément le cas des enfants », a argué le comité d'éthique pour l'audiovisuel.
Malgré les critiques, Toshikata Nomi, le fils de Masahiko, affirme que la société japonaise gagnerait à faire usage de ce qu'il considère comme une science. « Si nous réussissons à développer la recherche sur le sujet, nous pourrons améliorer nos résultats dans des domaines aussi divers que le marketing, la gestion des ressources humaines et même l'éducation », plaide cet ancien journaliste, aujourd'hui président de l'ONG « Human Science ABO Center» à Tokyo. Selon lui, Ronald Reagan était du groupe O, comme plus du tiers des dirigeants des grandes entreprises japonaises qui ont participé au phénoménal miracle économique de l'après-guerre.
Sur le même plan que l’astrologie
Ses opposants, parmi lesquels de nombreux universitaires japonais, dénoncent l'impact néfaste de cette pratique empirique. « Ceux qui croient au déterminisme du groupe sanguin pensent tout savoir de l'être humain. Il est dangereux d'adhérer naïvement à cette croyance », tranche Daisuke Nakanishi, professeur en psychologie sociale à Hiroshima.
Pour nombre de Japonais, le sujet suscite la même curiosité amusée que l'astrologie et la lecture des horoscopes. « Je pense que c'est en partie vrai, mais sûrement pas totalement », observe Hidefumi Akashio, un homme d'affaires de 32 ans. « Moi qui appartient au groupe A, je suis censé être ordonné et méticuleux, ce qui n'est pas le cas ».


Source : Le Figaro

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12 janvier 2006

Noel 2005 : Shinjuku

Décorations de Noël à Shinjuku

Illuminations de Noël 2005 : Shinjuku (新宿)

N'ayant pas eu le temps de passer à Shibuya, nous allons finir notre série de Noël avec Shinjuku.


Décorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à Shinjuku

J'ai pris ces clichés il y a quelques temps déjà, et à cette époque je n'avais pas encore le "réflexe" de sortir le trépied : les photos sont donc assez bruitées et n'ont pas toujours la netteté et le piqué qu'elles auraient mérités. Ce sera pour l'année prochaine ! ^-^

Décorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à Shinjuku

Les décorations étaient bien entendu très nombreuses à Shinjuku, mais je me suis seulement attardé au niveau de la sortie Sud et son Southern Lights '05~'06.

Décorations de Noël à Shinjuku

En plus des éclairages absolument magnifiques, on pouvait trouver dans un immeuble adjacent une "maison à vœux" (photos ci-dessous), organisée par une radio si ma mémoire ne me fait pas défaut.

Décorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à Shinjuku

Ce petit dôme est constitué de cartes sur lesquelles on peut écrire ses vœux pour 2006, un tirage au sort ayant lieu pour une radiodiffusion de certains de ces souhaits. Rein d'extraordinaire me direz-vous, mais c'est toujours agréable de voir que même dans un lieu ouvert au public, les stylos mis à disposition ne disparaissent pas, les messages des autres sont respectés et aucune dégradation n'est à constater : A se demander pourquoi une telle évidence est presque (?) inconcevable dans certains pays...

Décorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à Shinjuku

Juste à côté de la sortie sud de la gare de Shinjuku, se trouve le grand magasin Takashimaya qui organise comme chaque année son Illumination Circus, riche en couleur et particulièrement apprécié des amoureux.

Décorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à ShinjukuDécorations de Noël à Shinjuku

Rendez-vous en décembre 2006 pour la suite! ^-^

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08 janvier 2006

Noel 2005 : Tokyo Dome City - Laqua

Décorations de Noël à Laqua

Illuminations de Noël 2005 : Tôkyô Dome City - Laqua

Situé en plein cœur de la capitale nippone, Tôkyô Dome City est une sorte de parc d'attractions lovant le stade/salle de concert du Tôkyô Dome. Une "sorte" car le parc est libre d'accés et fait plus penser à un complexe de boutiques et restaurants qu'à un DisneyLand ou autres Universal Studio.

Décorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à Laqua

Décorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à Laqua

Toujours est-il que l'endroit est fort agréable pour aller déguster une glace en été, juste après s'être fait un petit froid dans le dos avec la descente à 80 degrés du haut des 80 mètres du Thunder Dolphin: le grand huit local. ^-^

Décorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à Laqua

Si vous y passez en hiver ou que vous n'appréciez pas vraiment les chutes à pic du Tower Hacker, Laqua offre une sélection de salles de sport, salons de massage, onsen (sources chaudes naturelles) et jacuzzis qui sauront vous délasser après une dure journée de shopping.

Décorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à Laqua

Mais bon, nous ne sommes pas là pour parler des nombreuses activités contribuant au régime de votre portefeuille, mais plutôt pour admirer les décorations de Noël très réussies il faut l'avouer.

Décorations de Noël à Laqua

Tellement réussies que j'ai pris beaucoup de clichés, m'obligeant ainsi à partir dans des considérations totalement futiles et inintéressantes, afin d'avoir suffisamment de texte pour habiller cet article. Parler pour ne rien dire c'est beaucoup plus difficile qu'on ne le croit, mais heureusement le calvaire est terminé! Rendez-vous au prochain épisode. ;)

Décorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à LaquaDécorations de Noël à Laqua

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07 janvier 2006

Noel 2005 : Marunouchi Ginza Nihonbashi

Décorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et Ginza

Illuminations de Noël 2005 : Marunouchi / Ginza / Nihonbashi
(丸の内・銀座・日本橋)

Marunouchi, quartier d'affaires, et Ginza, réputé pour ses grands magasins, ont tous deux su être à la hauteur de leur réputation grâce à des décorations raffinées, correspondant tout à fait à l'image luxueuse du quartier.

Décorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et Ginza

L'intérieur du Marunouchi Bld (ci-dessus) a pour l'occasion été aménagé avec un énorme sapin et la rue voisine (ci-dessus à droite) avait déjà été préparée pour accueillir les décorations de Tôkyô Millenario auquel je n'ai malheureusement pas pu assister cette année.

Décorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et Ginza

Ci-dessus l'immeuble "OAZO" situé juste à côté de la gare de Tôkyô. L'architecture est en elle-même très agréable et les décorations reprennent entre autres celles du Millenario mais en miniature (à gauche).

Décorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et Ginza

Pour finir, l'immeuble de Mitsukoshi juste à côté de Nihonbashi (ci-dessus à gauche) et le grand magasin Coredo (à droite ci-dessus et ci-dessous). Plus que les décorations à l'intérieurs, ce sont les décorations en terrasse du Coredo que j'ai le plus appréciées.

Décorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et GinzaDécorations de Noël à Marunouchi et Ginza

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05 janvier 2006

Mochi Tsuki

Confection du mochi

Confection du Mochi : le Mochi Tsuki (餅つき)

Le mochi est un espèce de "gâteau" de riz collant qui n'a pas énormément de goût certes, mais cela permet de l'utiliser dans différents plats ou de "l'assaisonner" à sa préférence. Même si à l'heure actuelle on peut en acheter toute l'année, traditionnellement on le confectionne en décembre et on en mange lors de la période des fêtes. C'est un plat qui fait partie de la culture japonaise même si sa texture collante engendre des accidents chaque année, surtout chez les personnes âgées qui ont tendance à ne pas assez le mâcher.

Confection du mochiConfection du mochi

Pour faire du mochi, c'est assez simple: on a besoin de riz à mochi, d'un usu, d'un kine... et d'une bonne dose de vigueur dans les bras! Le riz est laissé à macérer une nuit dans de l'eau et est cuit à la vapeur le jour de la confection. On peut utiliser un ustensile assez moderne comme ci-dessus pour la cuisson.

Confection du mochiConfection du mochi

Une fois que le riz a atteint la bonne texture, on le verse dans le usu (le récipient en bois donc) et on le pilonne à l'aide du kine (le "marteau"). En général, le pilonnage se fait à deux en rythme, alors qu'une troisième personne est chargée de recentrer la masse de riz et de veiller à ce qu'elle ne sèche pas trop, pour éviter qu'elle ne colle au kine (cliché ci-dessus à droite).

Confection du mochi

Le rythme est bien sûr très important pour éviter les accidents, mais cela reste tout de même un plaisir et une fête où petits et grands sont invités à participer. Une fois terminé, on prend la masse de mochi et on en fait des boules de taille réduite que l'on consomme de différentes façons: shôyu (sauce soja) et nori (algues séchées); pâte d'azuki (haricots rouges souvent utilisés dans les gâteaux japonais car sucrés); daikon (radis blanc géant) et shôyu;...

Confection du mochiConfection du mochi
Quand je vous disais que ça collait... ;)

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04 janvier 2006

Noël 2005 : Roppongi Hills

Décorations de Noël à Roppongi Hills

Illuminations de Noël 2005 : Roppongi Hills (六本木ヒルズ)

Roppongi Hills est un des plus récents immeubles de Tôkyô (avril 2003) et également l'un des plus hauts avec ses 54 étages répartis sur une hauteur de 238 mètres.


Décorations de Noël à Roppongi HillsDécorations de Noël à Roppongi HillsDécorations de Noël à Roppongi Hills

Cet énorme complexe à la limite du labyrinthe comprend bureaux, luxueux appartements, restaurants, cafés et boutiques en tout genre, un musée d'art contemporain, un cinéma... Bref tout pour vivre "sainement" avec le moins de déplacements possibles!

Décorations de Noël à Roppongi HillsDécorations de Noël à Roppongi HillsDécorations de Noël à Roppongi Hills

Les illuminations de Noël sont largement à la hauteur du géant et collent parfaitement à son cadre urbain quasi-futuriste. On peut particulièrement apprécier les éclairages au pied de l'édifice qui passent du bleu profond à un rouge vif du plus bel effet. Sans conteste l'un des "spots de Noël" les plus vibrants de la capitale!

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30 décembre 2005

Noël 2005 : Hamamatsu

Décorations de Noël à Hamamatsu

Illuminations de Noël 2005 : Hamamatsu (浜松)

On fait un petit écart dans notre série de Noël en partant pour la préfecture de Shizuoka et la ville de Hamamatsu. Je n'avais absolument pas prévu d'incorporer ce petit voyage de fin d'année dans mes décorations de Noël, mais la ville était très agréablement décorée et méritait donc quelques clichés.

Décorations de Noël à HamamatsuDécorations de Noël à HamamatsuDécorations de Noël à Hamamatsu

Avec son magnifique sapin de lumière et ses illuminations couvrant une bonne partie du tissu urbain, Hamamatsu n'a absolument rien à envier à Tôkyô. Cette dernière devrait d'ailleurs même prendre exemple sur sa petite sœur de province et s'inspirer de ces décorations en parfaite harmonie avec la ville.

Décorations de Noël à Hamamatsu

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