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03 juillet 2008

Himeji : Kôko-en

Himeji - Le jardin Kôko-en

Jardin Kôko-en - 姫路好古園

Horaires
: de 09h00 à 17h00, fermé du 29 au 31 décembre
Tarifs : adultes - 300 yens, enfants - 150 yens
Accès : en venant de la gare de Himeji, longer l'enceinte du château par la gauche lorsqu'on se retrouve face à la porte principale de ce dernier, Kôko-en se trouve un peu plus loin dans le prolongement
Web : page internet (japonais- anglais)


Situé sous l'aile droite du "Héron blanc" qui lui fait malheureusement trop souvent de l'ombre, le jardin Kôko-en mérite tout de même de figurer dans un itinéraire passant par Himeji. Certes, comparé à son voisin, c'est un jeunot moderne, mais il n'en reste pas moins très agréable et constitue une excellente pause pour se revigorer après avoir arpenté les couloirs du château...

Himeji - Le jardin Kôko-en Himeji - Le jardin Kôko-en Himeji - Le jardin Kôko-en Himeji - Le jardin Kôko-en

Je ne vous cacherai cependant pas que j'ai bien hésité avant d'y entrer. La fatigue et la faim - surtout la faim d'ailleurs - se faisaient sentir et je n'avais qu'une envie, c'était de me poser quelque part, les guibolles au repos et les baguettes au travail. C'est au beau milieu de ces considérations hautement philosophiques que le jardin remporta la mise de mon dilemme cornélien en sortant, sans retenue aucune, deux atouts de poids : très peu de visiteurs à l'horizon et un restaurant donnant sur le premier des neuf jardins qui constituent l'ensemble appelé Kôko-en.

Himeji - Le jardin Kôko-enHimeji - Le jardin Kôko-enHimeji - Le jardin Kôko-en

Ne faisant ni une, ni deux, me voilà donc parti dans une petite visite qui commença par une dégustation de congre grillé - la spécialité d'Himeji - dont je ne ferai d'ailleurs pas de fiche gourmet car je n'en garde que très peu de souvenirs, si ce n'est que le service m'a déçu. Que voulez-vous, on prend de mauvaises habitudes à habiter trop longtemps au Japon... Mais revenons-en à nos jardins qui sont donc au nombre de neuf, tous dans des styles différents, ce qui fait de manière assez évidente toute la force de Kôko-en : avec un choix pareil, on a peu de chances d'être totalement déçu et la variété des agencements évite tout monotonie, notamment - surtout ? - celle due à la fatigue, cette fameuse lassitude qui vous ferait critiquer le plus charmant des endroits pour peu que vous en ayez vu une bonne dizaine de semblables auparavant.

Himeji - Le jardin Kôko-enHimeji - Le jardin Kôko-en - Le fameux congre grillé qui n'a pas su suffisamment marquer ma mémoire pour avoir droit à son propre article !Himeji - Le jardin Kôko-en - Oui, je sais, cette photo est beaucoup trop penchée et pourtant je m'y suis repris à plusieurs fois : je voulais absolument immortaliser cet agencement de rochers aux allures de falaise, mais n'ai décidément pas pu trouver le moyen d'en faire un bon cliché...

Coup de cœur ? Non, je n'irai pas jusque là, mais placé juste après une visite matinale de Himeji-jô, Kôko-en représente très certainement la meilleure étape qui soit pour profiter de sa pause déjeuner. ;-)

Voir aussi :


Date des clichés : 2008/03/28 - Apn : Canon EOS 40D


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21 juin 2008

Himeji : Himeji-jô

Le château de Himeji

Château de Himeji - 姫路城

Horaires
: de 09h à 16h (de 09h à 17h de juin à août) - fermé du 29 au 31 décembre
Tarifs : adultes - 600 yen ; enfants (3 à 14 ans) - 200 yen
Accès : environ 15 mn à pied depuis la gare de Himeji
Web : page internet (japonais- anglais), Wikipédia (japonais- français), vidéo sur le site de l'Unesco (anglais)


Moi qui voyage le plus souvent en seishun 18 kippu, j'ai pour une fois dérogé à mes habitudes et pris le shinkansen pour aller découvrir Himeji et son château classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Avec un ciel moucheté de beaux nuages à l'opacité cotonneuse, le temps qui m'accueillit n'était pas forcément idéal, mais les eclaircies furent suffisamment nombreuses pour ne pas que j'en vienne à regretter le déplacement...

Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji

Souvent qualifié de plus beau château du Japon, les superlatifs ne manquent généralement pas lorsque l'on parle de la bâtisse féodale qui préside sur cette petite ville située entre Osaka et Kobe. Mais me méfiant toujours un peu des endroits trop encensés, c'est avec tout de même une petite pointe d'appréhension que j'ai commencé à remonter l'avenue principale de la ville qui file en ligne droite depuis la gare vers le dit château (non sans faire une pause petit-déjeuner dans le Vie de France local).

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Mes craintes ont été cependant balayées bien avant que je ne pénètre dans le fief aux proportions tellement démesurées que l'on a d'abord du mal à en saisir l'importance : le château s'impose très vite dans le panorama urbain et le premier mot qui vient à l'esprit à mesure que l'on s'en approche ne peut être que "impressionnant".

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Laissant de côté dans un premier temps l'entrée principale, j'ai commencé à contourner l'enceinte extérieure par la droite afin de mieux repérer la disposition du château. Éviter les endroits principaux et commencer par les alentours en me promenant au hasard des chemins est un de mes petits plaisirs de voyage depuis pas mal de temps déjà. Je trouve que cela permet de se faire une idée plus juste des lieux où l'on se trouve, tout en perpétuant un rite d'ores et déjà consacré lors de mes repas : garder le meilleur pour la fin.

Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji

Ce sont malheureusement des cerisiers encore décharnés qui s'occupèrent de mon accueil, très certainement - je l'ai compris par la suite - pour que je m'extasie encore plus devant la belle toison dont s'était parée la haie d'honneur qui m'attendait à l'intérieur de l'enceinte.

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Outre une fatigue moindre, le trajet en shinkansen eut l'énorme avantage de me faire arriver tôt, m'épargnant une partie du flot de touristes qui se déverse en continu dans les lieux. L'heure matinale me permit ainsi de profiter au calme de la bâtisse médiévale, arpentant ses allées soigneusement entretenues, les longs corridors boisés de son annexe principale et les petits chemins parfois labyrinthiques de ses contreforts serpentant autour de la tour principale.

Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji

Ce qui me marqua le plus et qui restera, je pense, mon impression finale, c'est l'extrême violence que cache toute cette beauté. Ou plutôt, c'est la finesse extrême grâce à laquelle une forteresse prévue dans ses moindres recoins pour tenir un long siège et repousser le plus tenace des assaillants peut se permettre de dégager une telle magnificence.

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Le "héron blanc" porte bien son nom : splendide et fatal, il étend ses longues ailes comme pour protéger Himeji et sait rester droit et fier en toutes circonstances, justifiant grandement sa légende d'oiseau immortel.


Je suis venu, j'ai vu et j'ai désormais compris pourquoi Himeji-jô fait partie de nombreux itinéraires lors d'un premier voyage du Japon : un gros coup de cœur à découvrir lorsqu'il y a le moins de monde possible pour pouvoir profiter pleinement et à son rythme de ce qui est très certainement l'une des plus belles constructions qu'il m'ait été donné de voir lors de mes périples nippons. Et voilà ! On dirait bien que moi aussi j'y suis allé de mon superlatif. ;)

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji


Voir aussi :


Date des clichés : 2008/03/28 - Apn : Canon EOS 40D


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05 mai 2008

Koinobori : jour des enfants

Koinobori pour la fête des garçons

Koinobori : la fête des enfants - 子供の日の鯉幟

Je pensais continuer sur ma lancée des One Shot comme je les appelle si fièrement, mais vu que nous sommes le 5 mai, qui est le jour - férié - des enfants au Japon, je préfère créer une petite note sur cette fête si spéciale qui voit la floraison dans tout le pays de koinobori...

Koinobori pour la fête des garçons Koinobori pour la fête des garçons

Férié, certes, mais nous sommes au Japon et c'est somme toute assez relatif : beaucoup de gens travaillent - moi y compris -, notamment dans le secteur des services qui profite allégrement des jours fériés consécutifs de la Golden Week pour renflouer ses caisses, augmentant parfois même ses prix juste pour l'occasion. Bref, une période bénie de tous, mais pendant laquelle - avis tout ce qu'il y a de plus personnel - il fait bon rester chez soi.

Mais revenons à nos moutons, qui sont en l'occurrence des poissons, et pas des moindres, vu que ce sont des carpes. Vous avez déjà très certainement eu l'occasion d'en voir - comme récemment chez sieur Akaieric -, car c'est un poisson très important de la culture japonaise. Sans revenir sur toute sa symbolique - notamment la longévité si je ne m'abuse -, je dirai juste que les koinobori, des sortes de manches à air en forme du poisson sus-cité, font leur apparition pour honorer, non pas tous les enfants, mais seulement les garçons de la famille. Les carpes représentent en effet de haut en bas : le père de famille (en noir), la mère (en rouge) et les fils de la maison dans leur ordre de naissance. Une fête qui fait en quelque sorte pendant au hina matsuri de début mars.


Date des clichés : 2007/04/01 - Apn : Canon EOS 350D


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26 avril 2008

Furisode-san de Asakusa

Furisode-san lors d'une croisière sur la SumidaFurisode et cerisiers - 浅草の振袖さん

Horaires
: début avril pendant la floraison des cerisiers (tous les ans ??)
Tarifs : 2.500 yens avec boisson et collation
Accès : embarcadère de Asakusa
Web : page internet sur les Furisode-san (japonais- anglais)


Décidément, je n'eus même pas le temps de me remettre de ma première expérience de sumo que je me retrouvai nez à nez - au sens propre comme figuré - avec un autre pan de la culture japonaise. Je troquai ainsi en l'espace d'une journée le robuste mawashi des imposants sumotori pour la finesse du obi d'une délicate furisode-san...

Cerisiers et banquets lors d'une croisière sur la Sumida Cerisiers et banquets lors d'une croisière sur la Sumida Furisode-san lors d'une croisière sur la Sumida Furisode-san lors d'une croisière sur la Sumida

Au moment de réserver cette croisière sur la rivière Sumida, je me doutais d'ores et déjà que les cerisiers seraient sur le déclin. Je n'avais cependant aucune autre date de disponible pour cette petite escapade et me consolais donc avec l'idée de pouvoir rencontrer une furisode-san. Ces jeunes femmes (18-25 ans) qui subissent une formation de trois mois dans les arts de la danse et de la cérémonie du thé sont assez proches dans le principe des maiko de Kyôto, à la différence près qu'elles n'aspirent pas à devenir des geisha confirmées. Apparues en 1994 sous l'impulsion d'une association souhaitant faire revivre et transmettre certains aspects de la culture japonaise, elles limitent leurs activités au quartier d'Asakusa, qui est, je cite, avec quelques libertés de traduction, "au Japon et dans le monde entier, la ville que l'on visite si l'on souhaite s'imprégner de nombreux aspects de la culture d'Edo" (ancienne appellation de Tôkyô).

Furisode-san lors d'une croisière sur la SumidaFurisode-san lors d'une croisière sur la SumidaFurisode-san lors d'une croisière sur la Sumida

La croisière fut malheureusement très courte et, surtout, la furisode-san qui nous accompagnait n'eut le temps que pour une seule danse. C'est bien dommage, mais cela eut au moins le mérite de piquer un peu ma curiosité quant à cette petite résurgence de tradition, qui a décidément parfaitement trouvé sa place dans le berceau populaire qu'est Asakusa. A très bientôt pour plus d'information sur le sujet je l'espère...


Date des clichés : 2008/04/05 - Apn : Canon EOS 40D


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13 avril 2008

Nihon Budôkan : Hanami 2008

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Nihon Budôkan - 日本武道館の桜

Horaires
: pour les cerisiers en fleurs, fin mars - début avril
Tarifs : accès libre
Accès : la station la plus proche est celle de Kudanshita sur les lignes Hanzômon ou Tôzai, prendre la sortie 2 et aller tout droit en remontant la côte jusqu'à voir l'entrée sur la gauche
Web : page internet (japonais)


A bien y réfléchir, je pense que c'est la première année que j'ai autant profité des cerisiers. Il me reste toujours à faire une sélection de photos pour mon carnet de route sur mon voyage dans le Kansai, mais en attendant, je ne peux faire l'impasse sur la petite balade qui suivit le tournoi de sumô dont je parlais l'autre jour...

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Il était vers midi lorsque je quittai la compétition qui attirait une foule de plus en plus nombreuse. Coup de chance, d'ailleurs, car cela contribuait à vider un peu les jardins de Yasukuni dont les parterres de pétales me convainquirent de ressortir l'appareil. Des jeux d'ombres et de lumières de la mi-journée naissaient, telle une fresque en mouvement, de nombreux cerisiers impalpables qui rampaient au sol. La faim se faisant sentir, je fis une courte halte dans un des yatai bordant les allées du sanctuaire pour me prendre deux Ôsaka yaki et me dirigeai ainsi, ravitaillement en main, vers le tout proche Nihon Budôkan dans l'espoir de trouver un coin agréable pour déjeuner.

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Mon appareil resta cette fois-ci bien callé dans son sac jusqu'à la fin de mon repas. Mais ce dernier englouti - je mange trop vite, c'est un fait, je suis reparti à la chasse aux images, ne pouvant ignorer l'extraordinaire spectacle offert par les douves surplombées de corolles blanches épanchant leurs bienfaits dans des eaux dont le trouble émeraude se mariait avec le nuage de pétales qui le caressait.

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Les lieux étaient loin d'être tranquilles, il est vrai, mais le torrent d'étudiants venus pour leur cérémonie d'entrée à l'université ajoutait, je trouve, à l'authenticité ambiante : le printemps au Japon, c'est avant tout la rentrée et il me sembla ce jour-là que j'étais en plein dedans.


Date des clichés : 2008/04/04 - Apn : Canon EOS 40D


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09 avril 2008

Sumô et cerisiers

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni

Tournoi de sumô - 靖国神社奉納大相撲

Horaires
: chaque année - début avril
Tarifs : accès libre
Accès : la station la plus proche est celle de Kudanshita sur les lignes Hanzômon ou Tôzai, prendre la sortie 1 et aller tout droit en remontant la côte jusqu'à se retrouver en face de l'allée menant au sanctuaire Yasukuni : le dohyô se trouve au fond à droite
Web : page internet (japonais - anglais), Wikipedia (japonais - français), site sur le sumo (français)


S'il y a une chose à laquelle je ne me suis quasiment pas intéressé depuis que je suis au Japon, c'est bien le sumô. Alors quand on m'a parlé d'un petit tournoi gratuit organisé sous les cerisiers en fleurs du sanctuaire Yasukuni, il m'a semblé que ce serait l'occasion idéale pour me faire une idée de ce sport qui enthousiasme tant notre ancien président...

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni - Les rikishi s'échauffent Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni

Après m'être frayé un chemin hors de la station de Kudanshita, qui était complètement engorgée par des flots d'étudiants se dirigeant vers leur cérémonie d'entrée à l'université, je remontai l'avenue Yasukuni jusqu'à l'imposant torii du sanctuaire. En cette saison de hanami, ses allées étaient bordées comme il se doit de toute la panoplie habituelle de yatai, ces petits stands nomades où on peut manger et boire de tout, inévitable cortège coloré qui accompagne les matsuri nippons.

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni

C'était une journée splendide et c'est les yeux froncés par le soleil que je pénétrai dans la pluie de pétales roses qu'offraient les cerisiers de l'enceinte du sanctuaire. Une représentation de étant également prévue pour le soir, les lieux étaient animés d'une intense activité. Les prêtres shintô, à peine perturber dans leur tâche par le brouhaha des touristes en quête de photos souvenir, s'affairaient à l'organisation des différents événements du jour, courant d'un pas leste dans leur large costume de coton.

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire YasukuniTournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire YasukuniTournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni

A mon arrivée, les abords du dohyô - le cercle délimité de paille tressée dans lequel s'affrontent les lutteurs - étaient d'ores et déjà inaccessibles, accaparés par de courageux lève-tôt dont la moyenne d'âge était relativement élevée si l'on excepte les étrangers présents. Le début de la compétition n'était prévu qu'une heure plus tard, mais de nombreux rikishi - plus communément appelés sumotori en France - étaient en train de s'entraîner.

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire YasukuniTournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire YasukuniTournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni - Deux gyôji, les arbitres de sumô

La foule grossissait de minutes en minutes et j'étais sur le point de me retrouver sans place assise lorsque le personnel du sanctuaire eut la bonne idée d'installer une bâche supplémentaire - car il n'y avait bien évidemment pas de chaises - juste à l'endroit où je me trouvais. Chanceux, certes, mais je ne profitai finalement pas longtemps de ce confort - relatif avouons-le -, bien trop désireux que j'étais de voir la compétition sous différents angles.

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni - Les rikishi se jettent l'un sur l'autre lors du taichiai

Je n'ai jamais été un grand amateur de sport en tant que spectateur et ce serait mentir que de dire que le sumô aura fait exception. J'ai néanmoins beaucoup apprécié ces duels de géants, non pas pour la performance sportive pure avec cette indéniable force musculaire presque cachée par une corpulence parant d'une certaine bonhomie ces formidables lutteurs, mais plutôt pour cet instant fatidique fait de concentration où les mains de chaque opposant touchent le sol pour signaler à leur adversaire qu'ils sont prêts. Car là, c'est l'assaut, fulgurant, terrible, puissant, choc de chair, mais surtout choc de deux esprits exacerbés par une tension arrivée à son paroxysme.

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni

PS : Je m'excuse par avance auprès des puristes si des erreurs se sont glissées dans ce billet, tout en espérant n'avoir choqué personne avec mon intérêt pour l'instant fort limité envers cette noble discipline. D'ailleurs, si quelqu'un reconnaît certains rikishi, qu'il n'hésite pas à en parler. ^-^;


Date des clichés : 2008/04/04 - Apn : Canon EOS 40D


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04 avril 2008

Moto-Sumiyoshi : Hanami 2008

Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi

Moto-Sumiyoshi - 元住吉の花見

Horaires
: accès libre - fin mars/début avril
Tarifs : accès libre
Accès : descendre à Moto-Sumiyoshi sur la ligne Tôyoko depuis Shibuya; prendre la sortie est et suivre la rue commerçante jusqu'à un croisement d'où on peut voir la rivière et les cerisiers
Web : page internet (japonais)


Bien qu'un peu fatigué par ma courte expédition à Himeji et Nara, je profitai à nouveau de ma pause déjeuner pour aller flâner sous les cerisiers. Même si leur parure printanière était encore bien au rendez-vous, l'apparition de petites pousses vertes ne présageait rien de bon pour le hanami de ce week-end, qui se fera, pour le coup, peut-être sans fleurs...

Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi

Contrairement à la dernière fois, je poussai un peu plus loin sur la ligne Tôyoko, délaissant au passage les magnifiques traînées roses que l'on peut apercevoir du train vers Jiyûgaoka et Tôritsu-Daigaku, et descendis
finalement à Moto-Sumiyoshi, une petite gare refaite à neuf il y a peu de temps - avec un café-terrasse très sympathique d'ailleurs -, qui est surtout célèbre pour son quartier commerçant réputé riche et bon marché.

Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi

A part le passage d'un groupe d'écoliers, il faut bien avouer que les abords de la rivière étaient vraiment tranquilles, à croire que l'endroit est moins connu que les environs de Naka-Meguro. Cela ne lui enlève pour autant rien de son charme et le kilomètre de cerisiers présents était vraiment agréable à parcourir. Avec toute cette débauche de pétales roses, je commencerais presque à me demander s'ils n'ont pas décidé du tracé de la ligne Tôyoko en fonction de la répartition des cerisiers. Affaire à suivre...

Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi - Un cliché souvenir plus qu'autre chose pour ces cerisiers bordés de vélos Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi Une petite rivière bordée de cerisiers près de Moto-Sumiyoshi


Date des clichés : 2008/04/01 - Apn : Canon EOS 40D


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27 mars 2008

Meguro : Hanami 2008

Les berges de la rivière Meguro au printemps

La Rivière Meguro - 目黒の花見

Horaires
: accès libre - fin mars/début avril
Tarifs : accès libre
Accès : plusieurs possibilité mais le plus facile reste de descendre à Naka-Meguro sur la ligne Tôyoko ; une fois sorti, traverser le passage clouté qui est sous la voie et longer cette dernière sur une dizaine de mètres pour se retrouver sur les berges de la rivière
Web : Page internet (japonais) - Wikipédia (japonais)

Malgré des températures qui jouent au yoyo, le printemps semblent s'être définitivement installé sur Tôkyô et ses environs, et c'est donc dans un cadre des plus agréables que j'ai pu profiter de mon déjeuner d'hier. Je n'avais malheureusement pas mon appareil sur le moment, mais j'ai pu revenir juste à temps pour profiter des derniers rayons de soleil caressant les fleurs tout fraîchement ouvertes des cerisiers de la rivière Meguro...

Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps

Vous l'avez compris, cette floraison sonne le début de la saison des hanami - dont je ne vous ferai pas l'affront de vous reparler en détails - présageant un week-end fort mouvementé dans les parcs et autres coins de verdure de la capitale.

Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps

Je ne serai malheureusement pas au rendez-vous, mais, si le temps et le dieux des cerisiers me sont favorables, je devrais pouvoir vous ramener un petit bout du hanami du château de Himeji. Le départ est prévu demain à 6h00 pour une ballade en sac à dos de trois jours dans le Kansai.

Les berges de la rivière Meguro au printempsLes berges de la rivière Meguro au printemps - Ce sont de véritables tunnels de fleurs qui s'offrent à la vue du promeneurLes berges de la rivière Meguro au printemps - Lucarne florale

A part Himeji pour la première demie-journée, je n'ai comme à l'accoutumée rien de prévu et ne suis pas contre de petites suggestions de votre part si vous avez de bons plans à partager.

Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps

Pour ceux qui se poseraient la question, la suite de mon carnet de voyage sur la Nakasendô et à Kusatsu arrivera bien entendu très prochainement, mais ces billets seront entrecoupés, comme cette fois-ci, d'articles un peu plus récents, J'aimerais vraiment arriver cette année à pouvoir vous parler du printemps au printemps et pas en été ou en hiver. ^-^; Enfin, qui vivra verra comme on dit...

Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps Les berges de la rivière Meguro au printemps - AP02



Date des clichés : 2008/03/26 - Apn : Canon EOS 40D


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13 avril 2007

Cerisiers en fleur

Parc de Yoyogi

Cerisiers en fleur - 桜

Comme nous avons pu le voir, les sakura, les fleurs de cerisier en japonais, attirent beaucoup de monde. Ce ne serait cependant pas leur rendre hommage que de s'arrêter au côté festif de l'évènement. Voici donc une petite série de clichés afin de vous donner une idée du formidable spectacle naturel qui se répand dans Tôkyô début avril...

Parc de YoyogiParc de YoyogiParc de Yoyogi


Parc de YoyogiRivière TamagawaRivière Tamagawa