Affichage des messages blog dont le libellé est Hiver. Afficher tous les messages blog
Affichage des messages blog dont le libellé est Hiver. Afficher tous les messages blog

18 avril 2008

Nakasendô : Tsumago

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

Relais de Tsumago - 妻籠宿

Horaires
: accès libre
Tarifs : accès libre
Accès : depuis la gare de Nagiso, prendre le bus pour Tsumago (270 yen - 7 mn). On peut également faire le trajet à pied (une bonne demi-heure si je me souviens bien)
Web : page internet (japonais- anglais), Wikipédia (japonais), Brochure JNTO


Avec un temps qui change radicalement du jour au lendemain, difficile de savoir comment s'habiller ces jours-ci. Giboulées de mars un peu tardives – si tant est que cela existe ici – ou saison des pluies qui s'exerce avant le début officiel des hostilités, je n'en sais rien. Toujours est-il qu'avec un froid comparable, je préfère tout de même les jours d'hiver bien secs, au soleil bas mais radieux, comme lors de mon arrivée à Tsumago...

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

La marche le long de la Nakasendô enneigée était loin de m'avoir épuisé. Bien au contraire, le retour à la civilisation avait quelque chose de revigorant et je me demandais avec une pointe d'excitation comment allait être ce hameau de Tsumago dont tout le monde parle temps. J'avais quitté les chemins de montagne verglacés et ma progression en était d'autant plus facilitée que la route était désormais plantée de pancartes à intervalles réguliers.

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

Je fus accueilli à l'entrée du village par une écurie où un canasson de paille se dressait déjà harnaché, visiblement prêt pour une longue chevauchée. Sa demeure marquait le début de la rue principale du village. La différence avec Magome me frappa tout de suite : si j'ai auparavant qualifié ce dernier de musée vivant, Tsumago avait tout d'une exposition en plein air de natures mortes. Beaucoup d'édifices sont inoccupés, gisant simplement là, ouverts en partie au public quand cela est possible et côtoyant les rares endroits encore exploités. Quelque chose me dit que le site a des airs de village fantôme une fois l'activité diurne estompée.

Le relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la Nakasendô

Déçu ? Je ne le fus pas vraiment : les lieux sont d'une extraordinaire authenticité et on a du mal à imaginer que tous ces édifices de bois aient pu traverser les décennies sans qu'une des nombreuses catastrophes naturelles de la panoplie nippone ne se décide à les ravager. Je n'en trouve cependant pas moins que Magome a plus de charme, avec ses habitants affairés à leurs tâches quotidiennes et sa belle route pavée qui dégringole sa colline.

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

Mais n'est-ce pas finalement une bonne chose ? Tant de différences entre ces patelins ne peuvent qu'engager le voyageur à se rendre dans les deux, constituant une belle journée de randonnée dans un Japon malheureusement révolu.

Le relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la Nakasendô

En dernière note, pour ceux qui se posent la question et pour aider ma mémoire trop souvent indulgente avec une forte tendance à l'embellissement des choses, sachez qu'il est tout a fait possible de marcher depuis Tsumago jusqu'à la gare de Nagiso. La balade est sympathique, pas trop longue, mais ne doit pas être considérée comme un indispensable si l'on est limité en temps. Je signalerai enfin la présence d'un troisième relais, celui de Narai, jusqu'auquel je n'ai pas eu le temps d'aller.


Date des clichés : 2008/01/05 - Apn : Canon EOS 40D


Lire la suite

01 avril 2008

Nakasendo : de Magome à Tsumago

La route Nakasendô entre Magome et Tsumago

Nakasendô - 馬籠から妻籠へ

Horaires
: accès libre mais à éviter en hiver sans être un minimum équipé et/ou en cas de mauvais temps
Tarifs : accès libre
Accès : remonter la rue principale de Magome jusqu'à arriver à une nationale avec un arrêt de bus sur la gauche, traverser tout droit et suivre les panneaux
Web : page internet (japonais - anglais), Wikipédia (japonais), Brochure JNTO


Après avoir grignoté un en-cas à la pâte de haricots rouges, je quittai la rue pavée de Magome pour emprunter le chemin de montagne qui me conduirait à Tsumago. Dès les premiers mètres, la progression fut difficile, m'incitant fortement à rebrousser chemin...

La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Le début du chemin se trouve juste derrière une petite propriété privée : n'hésitez pas à saluer les habitants quand vous passez. ;) La route Nakasendô entre Magome et Tsumago La route Nakasendô entre Magome et Tsumago La route Nakasendô entre Magome et Tsumago

Le début du passage, un escalier de fortune façonné grossièrement à même le sol, s'était transformé en toboggan de glace, m'obligeant à assurer chacun de mes pas si je ne voulais pas finir mon périple plus tôt que prévu. A ce rythme là, je n'étais pas prêt de rallier Tsumago et ce n'est qu'après un moment de réflexion que je me décidai à poursuivre dans mon entêtement. Sur le premier kilomètre du parcours enneigée, je ne quittai la civilisation que par à-coups, mon chemin s'emmêlant tel une tresse à la nationale locale. Un abri aux abords d'une rivière, une petite bourgade agricole au sanctuaire charmant mais encore privée de toute activité humaine et un marcheur soigneusement équipé furent mes seules rencontres avant d'arriver au col de Magome.

La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Entrée du petit sanctuaire de Kumano : l'escalier abrupte juste avant n'en facilitait vraiment pas l'accès La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Le même petit sanctuaire de Kumano La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Le col de Magome La route Nakasendô entre Magome et Tsumago

Mais là encore, personne, à croire que l'hiver avait fait fuir les hommes en même temps que les feuilles des arbres. Le chemin, qui était jusqu'alors en montée, retrouva une pente plus ou moins douce et pris un malin plaisir à se fondre complètement dans son environnement. Un décor immaculé, certes, mais qui m'enlevait tout repère pour m'orienter, ce ne fut les traces de pas, salutaires, de personnes passées avant moi.

La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Maison de thé pour le repos des voyageurs et ses environs La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Maison de thé pour le repos des voyageurs et ses environs La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Maison de thé pour le repos des voyageurs et ses environs

Mais qu'importe, toutes hésitations à continuer m'avaient désormais quitté et je ne pensais alors qu'à m'enfoncer plus avant dans la forêt. L'air clair et limpide, la sérénité des lieux et cette impression d'être seul au monde avait quelque chose de grisant. Je poursuivis ainsi mon enivrant périple sans rencontrer personne, profitant de vieilles structures de bois abritant autrefois les voyageurs repus en quête d'un refuge.

La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Maison de thé pour le repos des voyageurs et ses environs La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Maison de thé pour le repos des voyageurs et ses environs La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Maison de thé pour le repos des voyageurs et ses environs La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Juste à côté de la maison de thé, un petit temple abritant une Kannon et des représentations phalliques

Un petit détour, une descente périlleuse sur une corniche aux pierres verglacées servant d'escalier et me voilà au pied d'une, non, de deux chutes d'eau qui chantent de leur courant une ode à l'hiver ambiant. Je ne me perdis finalement pas, mais me trompai tout de même à un embranchement, quittant l'isolement chaleureux de la montagne pour le froid asphalte de la nationale qui hantait les environs.

La route Nakasendô entre Magome et Tsumago La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - La plus petite des deux cascades : Metaki, la chute d'eau femelle La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - La plus grande des deux cascades : Otaki, la chute d'eau mâle La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - La plus grande des deux cascades : Otaki, la chute d'eau mâle

Une petite frayeur lorsque ma jambe disparut jusqu'à mi-hauteur dans un fossé recouvert par la neige me fit brutalement sortir de mes rêveries, mais Tsumago n'était plus bien loin et j'évoluai à présent dans le décor d'un petit hameau. Une dernière colline à franchir et voilà, Tsumago était en vue...

La route Nakasendô entre Magome et Tsumago La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - Une petite bourgade avant Tsumago La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - AP3 La route Nakasendô entre Magome et Tsumago La route Nakasendô entre Magome et Tsumago - La vallée où se trouve Tsumago


Date des clichés : 2008/01/05 - Apn : Canon EOS 40D


Lire la suite

15 mars 2008

Nakasendo : Magome

Le relais de Magome sur la route Nakasendô

Relais de Magome - 馬籠宿

Horaires
: accès libre
Tarifs : accès libre
Accès : depuis la gare de Nakatsugawa, prendre le bus pour Magome (540 yen - 30 mn)
Web : page internet (japonais - anglais), Wikipédia (japonais), Brochure JNTO


A l'époque où les trains ne sillonnaient pas encore l'archipel, le seul moyen de relier Edo à Kyoto était en empruntant la route suivant la côte pacifique - la célèbre Tôkaidô - ou celle passant par l'intérieur du pays - la Nakasendô. Si certaines grandes villes étapes de ces anciens chemins ponctuent encore le trajet actuel du shinkansen ou de la ligne chûô, beaucoup de points relais ont au contraire été complètement mis à l'écart, subissant de terribles conséquences économiques qui auraient pu signer la ruine de bien d'entre eux. Mais de nos jours le tourisme fait - parfois - des merveilles et certains villages ont réussi à perdurer, retrouvant même une nouvelle jeunesse. C'est dans un de ses irréductibles fiefs nippons résistant toujours et encore à l'envahisseur moderne que je vous propose de flâner quelques instants...

Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô

Sans être déplaisant, le trajet jusqu'à Magome n'en fut pas pour autant des plus agréables. Avec un départ sur le coup des six heures du matin, le wagon dans lequel je m'engouffrai en espérant trouver un peu de chaleur s'avéra tout aussi glacial que l'air du dehors. Il ne commença d'ailleurs à devenir supportable - entendez par la favorable à une petite allonge de ma nuit de sommeil - que seulement lorsque nous arrivâmes en gare de Nakatsugawa, le point de correspondance pour le bus conduisant à Magome. Il me restait une demi-heure avant l'arrivée de mon transport, et je suivis donc le conseil de l'agent de police qui m'avait confirmé les horaires du bus, en rejoignant une bonne partie de mes compagnons de train qui patientaient dans la salle d'attente de la gare.

Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô

A ma grande surprise, je fus le seul de notre petit groupe à prendre le bus. Je le restai d'ailleurs une bonne partie du trajet, rejoint en cours de route par quatre petites grand-mères qui ne manquèrent pas de me saluer d'un large sourire, tout en prenant soin de s'asseoir du côté opposé où je me trouvais. Quelques courbettes d'au-revoir plus tard et me voilà à nouveau seul avec mon impassible chauffeur. Les minutes passèrent et notre bus finit par quitter la cuvette de la petite ville pour s'élever vers les hauteurs, troquant le paysage urbain pour de denses forêts de cryptomères si communs dans les Alpes japonaises. 8H30, on arriva enfin sur le parking, désert, qui jonche le plateau au pied de Magome.

Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô

Magome, c'est comme un petit torrent qui dévale en une jolie courbe le flanc de sa montagne, l'éclaboussant dans sa course de coquettes maisonnettes de bois dont on ne saurait dire si elles sont vieilles tellement qu'elles respirent la vie. Échoppes d'artisan, ryokan, magasins de souvenirs, même la plus petite des maisons est encore animée - et de temps en temps restaurée - d'une grande chaleur humaine, chaque habitant étant finalement l'un des nombreux conservateurs de ce musée grandeur nature.

Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô

En raison de l'heure matinale, peu de commerces étaient ouverts lors de mon arrivée. Pas l'ombre d'un touriste non plus - ce qui fut loin de me déplaire - me laissant tout le loisir de profiter du village sans son côté commercial. Afin de préserver son authenticité, Magome a fait enterrer tous câbles électriques qui auraient pu balafrer ses devantures ou couronner de honte ses toits grisonnants. Cet effort de cacher tout signe probant de modernisation lui donne un cachet que l'on a du mal à retrouver au Japon. C'est dans cet écrin de passé que je me promenai, profitant des premiers rayons de soleil, réveil matin d'une précision d'orfèvre pour la petite bourgade encore endormie.

Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô

Le soleil s'étant définitivement installé dans un ciel d'hiver désormais vierge de tout nuage, je me dirigeai vers l'office du tourisme local, espérant y trouver quelqu'un pouvant me renseigner quant à la praticabilité du chemin de montagne entre Magome et Tsumago. Les deux femmes d'âge mûr, promptes à la causette, que je rencontrai, en arrivèrent au même constat : en cette saison, cette portion du Nakasendô est fortement enneigée et nécessite de bonnes bottes. "Des bottes?" demandai-je. On me répliqua qu'avec l'épaisseur de neige qu'il devait y avoir, j'aurais les pieds trempés avec mes simples chaussures basses. Elles me demandèrent mon âge aussi, compatissant, au vu de ma réponse, à ma déception de ne pouvoir tenter l'"aventure".

Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô Le relais de Magome sur la route Nakasendô

Aventure, le mot fut lâché, finissant de me convaincre qu'un simple pantalon mouillé ne suffirait pas à m'arrêter dans mes projets, d'autant plus que le prochain bus pour Tsumago était presque deux heures plus tard. Je remerciai mes conseillères et me dirigeai plein d'entrain vers ma prochaine étape Into the Wild...


Date des clichés : 2008/01/05 - Apn : Canon EOS 40D


Lire la suite

13 février 2008

Nagoya : Aperçu de nuit

Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21

Nagoya et Oasis 21 - 名古屋の夜景

Accès : shinkansen depuis Tôkyô (1h45, 10 000 yen)

Web : page internet (japonais - anglais), Wikipédia (japonais - français), brochure JNTO


Au Japon, voyager en hiver présente l'énorme avantage de réduire la masse de touristes que l'on rencontre, tout en révélant de nouvelles facettes à des endroits aussi familiers soient-ils. En contrepartie, la nuit tombe tôt, immanquablement accompagnée d'un froid glacial apte à décourager les plus téméraires. C'est d'autant plus vrai à la campagne et c'est donc sur le coup des seize heures que je me décide à quitter Inuyama, espérant profiter du coucher de soleil sur la ville de Nagoya...

Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21

A peine sortie de l'immense gare - une des plus grandes au monde à ce qu'il paraît-, on est frappé par la quantité de grands magasins et autre boutiques de marque qui se partagent le macadam. Cet écrin de luxe qui emmitoufle la gare de ses vitrines aux teintes chaudes ne semble finalement que constituer une décoration de plus au milieu des illuminations de Noël qu'arborent encore de nombreux endroits. M'enfonçant un peu plus dans ses artères rigoureusement parallèles, je découvre une ville dont la prospérité frise l'opulence, de véritables Champs-Élysées nippons à la superficie démesurée. Tout ce faste n'a cependant rien de surprenant lorsque l'on sait que Nagoya, surnommée chûkyô - la capitale du milieu, est l'une des villes les plus prospères du Japon, principalement grâce à l'industrie automobile fortement implantée dans la région.

Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21

Une grande roue adossée à un immeuble en plein centre et des ribambelles de magasins à perte de vue côtoient, au milieu de ce désert ostentatoire, une oasis, ou plutôt Oasis 21, un ovni au design tout aussi grandiloquent que sa terre d'accueil. L'architecte des lieux y est très certainement allé d'une main de géant pour relever le gigantesque couvercle de verre de ce coffre au trésor, qui regorge de toutes les merveilles qu'a pu engendrer la société moderne de consommation, y déversant dans son mouvement une belle étendue d'eau, qui flotte ainsi en apesanteur au dessus de la frénésie de la ville.

Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21 Le centre-ville de Nagoya et Oasis 21

Continuant mon exploration méthodique, je n'en oublie pas pour autant mes objectifs principaux, à savoir un gîte, et surtout un couvert. Dans un certain sens, on peut dire que Oasis 21 a bien rempli son rôle et me fût salutaire avec un office du tourisme qui m'indiqua les excellents udon de Yamamotoya-Honten. C'est donc rassasié et réchauffé que je me mets en quête d'un manga-kissa où je logerai ce soir. Quelques repérages et une pinte de bière plus tard et me voilà dans les deux mètres carré aux froides parois de plastique qui me serviront de logis pour la nuit. Beaucoup moins typique qu'un charmant ryokan de campagne aux tuiles grisonnantes, mais à 1 280 yen la nuit - avec douche je précise - difficile de faire moins cher. Il est encore un peu tôt, donc j'en profite pour bouquiner un ou deux magazines gracieusement mis à disposition tout en sirotant un chocolat chaud, compris lui aussi, et comme beaucoup d'autres boissons à volonté, dans le tarif susmentionné. L'heure passe, le départ pour Magome le lendemain est prévu à 6h10, il est temps de dormir...


Date des clichés : 2008/01/04 - Apn : Canon EOS 40D


Lire la suite

25 janvier 2008

Kusatsu

Village de Kusatsu - Vue du yubatake

Kusatsu Onsen - 草津温泉

Horaires
: le village est toujours accessible, mais les commerces ferment tôt
Tarifs : accès libre à de nombreux bains - compter dans les 800 yen pour les endroits payants
Accès : en train, depuis Ueno avec le "Limited Express Kusatsu" descendre à Naganohara-Kusatsuguchi (2h30); depuis Tôkyô avec le Jôetsu shinkansen descendre à Takasaki (50mn), puis prendre la ligne Agatsuma jusqu'à Naganohara-Kusatsuguchi (80mn). A partir de Naganohara-Kusatsuguchi, il faut prendre un bus JR (30mn - 670 yens). Il y a également des bus qui font le trajet Shinjuku-Kusatsu Onsen (4h15 - 3900 yens aller-retour).
Web : page internet (japonais- anglais)


En cette période de seishun 18 kippu, les week-ends passent et ne se ressemblent décidément pas. Alors que je n'ai toujours pas fini de relater mon voyage dans les environs de Nagoya, me voilà déjà reparti pour un périple d'une journée dans la bourgade de Kusatsu...

Village de Kusatsu - Vue du yubatake Village de Kusatsu - Vue du yubatake Village de Kusatsu - Vue du yubatake Village de Kusatsu - Parc sai no kawara

Ces derniers temps, le froid se fait de plus en plus intense, rendant mes départs matinaux plus rudes encore. Un petit déjeuner de fortune acheté au conbini du coin vite avalé et me voilà attendant le train de 6h30. Malgré l'heure, le quai est loin d'être désert - on est jamais seul dans cette ville, j'ai bien fini par le comprendre, et tout le monde tâche tant bien que mal de se protéger des bourrasques glacées qui nous claquent au visage comme des lanières cinglantes. De longues minutes passent. Le train arrive enfin.

Village de Kusatsu - la nuit, le village a des airs du Voyage de Chihiro du studio Ghibli Village de Kusatsu - la nuit, le village a des airs du Voyage de Chihiro du studio Ghibli Village de Kusatsu - la nuit, le village a des airs du Voyage de Chihiro du studio Ghibli Village de Kusatsu - la nuit, le village a des airs du Voyage de Chihiro du studio Ghibli

Le décor au dehors, d'abord teinté d'une nuit fuyante, s'embrase au fur et à mesure de ma progression vers le nord, mais finit par à nouveau laisser place à la froideur des couleurs tokyoïtes. Qu'importe, le sommeil s'immisce et ma vue finit par se troubler sur le visage bétonné de la capitale. Trois changements et quatre heures plus tard, j'arrive dans la gare de Naganohara-Kusatsuguchi, à partir de laquelle un bus JR m'emmène sur les hauteurs avoisinantes. Au beau milieu des montagnes se cache le hameau de Kusatsu, un panaché d'hôtels, restaurants et boutiques de souvenirs grouillant autour d'innombrables sources chaudes qui ont fait la renommée de la région. Ce micmac moderno-traditionnel est parait-il normal : "Il faut bien loger quelque part!" me dit-on...


Date des clichés : 2008/01/19 - Apn : Canon EOS 40D


Lire la suite