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03 juillet 2008

Himeji : Kôko-en

Himeji - Le jardin Kôko-en

Jardin Kôko-en - 姫路好古園

Horaires
: de 09h00 à 17h00, fermé du 29 au 31 décembre
Tarifs : adultes - 300 yens, enfants - 150 yens
Accès : en venant de la gare de Himeji, longer l'enceinte du château par la gauche lorsqu'on se retrouve face à la porte principale de ce dernier, Kôko-en se trouve un peu plus loin dans le prolongement
Web : page internet (japonais- anglais)


Situé sous l'aile droite du "Héron blanc" qui lui fait malheureusement trop souvent de l'ombre, le jardin Kôko-en mérite tout de même de figurer dans un itinéraire passant par Himeji. Certes, comparé à son voisin, c'est un jeunot moderne, mais il n'en reste pas moins très agréable et constitue une excellente pause pour se revigorer après avoir arpenté les couloirs du château...

Himeji - Le jardin Kôko-en Himeji - Le jardin Kôko-en Himeji - Le jardin Kôko-en Himeji - Le jardin Kôko-en

Je ne vous cacherai cependant pas que j'ai bien hésité avant d'y entrer. La fatigue et la faim - surtout la faim d'ailleurs - se faisaient sentir et je n'avais qu'une envie, c'était de me poser quelque part, les guibolles au repos et les baguettes au travail. C'est au beau milieu de ces considérations hautement philosophiques que le jardin remporta la mise de mon dilemme cornélien en sortant, sans retenue aucune, deux atouts de poids : très peu de visiteurs à l'horizon et un restaurant donnant sur le premier des neuf jardins qui constituent l'ensemble appelé Kôko-en.

Himeji - Le jardin Kôko-enHimeji - Le jardin Kôko-enHimeji - Le jardin Kôko-en

Ne faisant ni une, ni deux, me voilà donc parti dans une petite visite qui commença par une dégustation de congre grillé - la spécialité d'Himeji - dont je ne ferai d'ailleurs pas de fiche gourmet car je n'en garde que très peu de souvenirs, si ce n'est que le service m'a déçu. Que voulez-vous, on prend de mauvaises habitudes à habiter trop longtemps au Japon... Mais revenons-en à nos jardins qui sont donc au nombre de neuf, tous dans des styles différents, ce qui fait de manière assez évidente toute la force de Kôko-en : avec un choix pareil, on a peu de chances d'être totalement déçu et la variété des agencements évite tout monotonie, notamment - surtout ? - celle due à la fatigue, cette fameuse lassitude qui vous ferait critiquer le plus charmant des endroits pour peu que vous en ayez vu une bonne dizaine de semblables auparavant.

Himeji - Le jardin Kôko-enHimeji - Le jardin Kôko-en - Le fameux congre grillé qui n'a pas su suffisamment marquer ma mémoire pour avoir droit à son propre article !Himeji - Le jardin Kôko-en - Oui, je sais, cette photo est beaucoup trop penchée et pourtant je m'y suis repris à plusieurs fois : je voulais absolument immortaliser cet agencement de rochers aux allures de falaise, mais n'ai décidément pas pu trouver le moyen d'en faire un bon cliché...

Coup de cœur ? Non, je n'irai pas jusque là, mais placé juste après une visite matinale de Himeji-jô, Kôko-en représente très certainement la meilleure étape qui soit pour profiter de sa pause déjeuner. ;-)

Voir aussi :


Date des clichés : 2008/03/28 - Apn : Canon EOS 40D


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21 juin 2008

Himeji : Himeji-jô

Le château de Himeji

Château de Himeji - 姫路城

Horaires
: de 09h à 16h (de 09h à 17h de juin à août) - fermé du 29 au 31 décembre
Tarifs : adultes - 600 yen ; enfants (3 à 14 ans) - 200 yen
Accès : environ 15 mn à pied depuis la gare de Himeji
Web : page internet (japonais- anglais), Wikipédia (japonais- français), vidéo sur le site de l'Unesco (anglais)


Moi qui voyage le plus souvent en seishun 18 kippu, j'ai pour une fois dérogé à mes habitudes et pris le shinkansen pour aller découvrir Himeji et son château classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Avec un ciel moucheté de beaux nuages à l'opacité cotonneuse, le temps qui m'accueillit n'était pas forcément idéal, mais les eclaircies furent suffisamment nombreuses pour ne pas que j'en vienne à regretter le déplacement...

Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji

Souvent qualifié de plus beau château du Japon, les superlatifs ne manquent généralement pas lorsque l'on parle de la bâtisse féodale qui préside sur cette petite ville située entre Osaka et Kobe. Mais me méfiant toujours un peu des endroits trop encensés, c'est avec tout de même une petite pointe d'appréhension que j'ai commencé à remonter l'avenue principale de la ville qui file en ligne droite depuis la gare vers le dit château (non sans faire une pause petit-déjeuner dans le Vie de France local).

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Mes craintes ont été cependant balayées bien avant que je ne pénètre dans le fief aux proportions tellement démesurées que l'on a d'abord du mal à en saisir l'importance : le château s'impose très vite dans le panorama urbain et le premier mot qui vient à l'esprit à mesure que l'on s'en approche ne peut être que "impressionnant".

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Laissant de côté dans un premier temps l'entrée principale, j'ai commencé à contourner l'enceinte extérieure par la droite afin de mieux repérer la disposition du château. Éviter les endroits principaux et commencer par les alentours en me promenant au hasard des chemins est un de mes petits plaisirs de voyage depuis pas mal de temps déjà. Je trouve que cela permet de se faire une idée plus juste des lieux où l'on se trouve, tout en perpétuant un rite d'ores et déjà consacré lors de mes repas : garder le meilleur pour la fin.

Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji

Ce sont malheureusement des cerisiers encore décharnés qui s'occupèrent de mon accueil, très certainement - je l'ai compris par la suite - pour que je m'extasie encore plus devant la belle toison dont s'était parée la haie d'honneur qui m'attendait à l'intérieur de l'enceinte.

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Outre une fatigue moindre, le trajet en shinkansen eut l'énorme avantage de me faire arriver tôt, m'épargnant une partie du flot de touristes qui se déverse en continu dans les lieux. L'heure matinale me permit ainsi de profiter au calme de la bâtisse médiévale, arpentant ses allées soigneusement entretenues, les longs corridors boisés de son annexe principale et les petits chemins parfois labyrinthiques de ses contreforts serpentant autour de la tour principale.

Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji Le château de Himeji

Ce qui me marqua le plus et qui restera, je pense, mon impression finale, c'est l'extrême violence que cache toute cette beauté. Ou plutôt, c'est la finesse extrême grâce à laquelle une forteresse prévue dans ses moindres recoins pour tenir un long siège et repousser le plus tenace des assaillants peut se permettre de dégager une telle magnificence.

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji

Le "héron blanc" porte bien son nom : splendide et fatal, il étend ses longues ailes comme pour protéger Himeji et sait rester droit et fier en toutes circonstances, justifiant grandement sa légende d'oiseau immortel.


Je suis venu, j'ai vu et j'ai désormais compris pourquoi Himeji-jô fait partie de nombreux itinéraires lors d'un premier voyage du Japon : un gros coup de cœur à découvrir lorsqu'il y a le moins de monde possible pour pouvoir profiter pleinement et à son rythme de ce qui est très certainement l'une des plus belles constructions qu'il m'ait été donné de voir lors de mes périples nippons. Et voilà ! On dirait bien que moi aussi j'y suis allé de mon superlatif. ;)

Le château de HimejiLe château de HimejiLe château de Himeji


Voir aussi :


Date des clichés : 2008/03/28 - Apn : Canon EOS 40D


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01 juin 2008

Opérateurs et portables japonais

Ma petite collection qui n'est malheureusement pas complète


Histoire de portables - 携帯物語





Entre les facéties de la météo, une reprise d'études en perspective et un nouveau travail qui tarde à se décider, je n'ai vraiment pas une minute à moi. J'ai quand même trouvé le temps de faire un peu de rangement, retrouvant dans un beau bric-à-brac de câbles, vieilles consoles et autres gadgets totalement inutiles, le cadavre des différents téléphones portables que j'ai eu depuis mon arrivée au Japon. Petite séance photo commémorative avant le départ pour le recyclage...

Ma petite collection qui n'est malheureusement pas complète Ma petite collection qui n'est malheureusement pas complète De gauche à droite : Willcom, J-Phone (même si c'était déjà en partie devenu Vodafone) et Vodafone

Tu-Ka, AU, J-Phone, Vodafone et enfin Willcom, on ne peut pas dire que je sois un client très fidèle. Mais finalement, c'est avec Willcom que je me sens le mieux : mails gratuits de et vers tous les opérateurs japonais, ainsi que les PC, pour 2900 yen par mois, difficile de faire moins cher. Il faut dire que je déteste parler au téléphone - surtout pour ne rien dire - et que les tarifs à la minute sont plus avantageux que ceux des concurrents - en tout cas, ils l'étaient quand j'ai signé.

Mon J-Phone - VodafoneMon VodafoneMon Willcom actuel... donc poussiéreux

Il est vrai, et pas forcément à tort, que la gamme très limitée de portables chez Willcom est souvent critiquée pour son retard technologique. Je ne dirai pas le contraire - et encore, le prochain D4 fera sûrement envie à beaucoup - mais je pense que cela dépend avant tout de ce que l'on veut en faire. Pour moi, c'est avant tout un outil de communication et je suis vraiment content des services proposés. Un exemple : vu que tous les courriels sont gratuits, je fais envoyer une copie de tous les messages arrivant dans mes boîtes internet sur mon portable - merci Gmail - étant ainsi averti tout de suite, ce qui m'évite de rester planté devant mon ordinateur lorsque j'attends un message important et me permet de savoir qui veut me contacter même quand je suis éloigné de chez moi pendant plusieurs jours. Bref, je suis un homme comblé et ne manquerai pas de défendre mon PHS... jusqu'au prochain changement de portable ! ;)


Date des clichés : 2008/05/23 - Apn : Canon EOS 40D


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03 mai 2008

Yabusame à Kamakura

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura

Yabusame - 鶴岡八幡宮流鏑馬

Horaires
: a lieu lors du festival de Kamakura entre les deuxième et troisième dimanches d'avril (il me semble qu'il y a une autre session vers septembre)
Tarifs : accès libre
Accès : prendre la sortie est de la gare de Kamakura, traverser la place jusqu'à une grande rue, prendre à gauche et remonter jusqu'au temple Tsurugaoka Hachimangû
Web : page internet (japonais- anglais), Wikipedia (japonais- français)


Le temps était maussade lorsque nous arrivâmes dans la petite gare de Kamakura déjà bien remplie de monde. Le programme de la journée était simple : aller tester un riz au curry réputé fameux et trouver un petit coin duquel on pourrait observer la démonstration annuelle de yabusame, une technique de tir à l'arc à cheval...

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - L'équipement des archers est impressionnant, mais impossible de trouver une explication quant à la présence d'une tête de démon (oni en japonais) sur leur casque Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura

C'était la deuxième fois qu'il m'était donné d'observer cette noble discipline qui se perpétue depuis des centaines d'années dans les clans de la région de Kamakura. A tradition ancestrale, signes strictement codifiés. Chaque archer arbore les armoiries de son clan1 à l'épaule, fine broderie dorée sur un feutre noir de jais qui se prolonge en une manche sur tout le bras gauche. Une libellule ‐ dorée elle aussi ‐ qui a élu domicile au niveau du poignet rappelle à leur hôte que, tout comme l'insecte, ils n'ont de choix que d'aller de l'avant sans jamais se retourner.

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - A l'origine, le yabusame était semble-t-il une forme d'entraînement physique et mental pour les samuraiDémonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à KamakuraDémonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - Le yabusame se pratique sur un couloir d'environ 220 mètres sur lequel sont réparties trois cibles

Et de l'avant, ils y vont. Les rênes sont lâchées sur les cous massifs aux veines apparentes des montures hors d'haleine qui passent de l'arrêt au galop en un coup de sabot. Tout est d'une rapidité fulgurante et pourtant on a l'impression que le temps est comme au ralenti quand on regarde les mouvements posés et sereins qui permettront de décocher trois flèches d'une redoutable précision.

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura

Comme je l'ai déjà précisé, le soleil n'était vraiment pas de la partie et nous pénétrâmes relativement tard dans l'enceinte de Hachimangû. La plupart des spectateurs semblaient installés là depuis longtemps et, contrairement aux années précédentes, c'était désormais impossible de se faufiler dans les bois pour dénicher une place aux premières loges. Nous trouvâmes finalement un petit coin de libre près d'un des passages permettant de traverser le lambeau de terre où se déroule l'épreuve.

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - La fameuse libellule brodéeDémonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à KamakuraDémonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura

L'endroit s'avéra finalement assez bien placé, car, il faut le savoir, beaucoup de personnes s'en vont après à peine deux ou trois passages de nos fiers cavaliers. On finit donc par se retrouver petit à petit au premier rang et je me permis même le luxe de changer complètement d'endroit pour aller glaner quelques clichés au point de départ. Bien m'en prit car je trouvai tout de suite une ouverture dans le mur de spectateurs, me retrouvant ainsi à quelques mètres à peine des chevaux.

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à KamakuraDémonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à KamakuraDémonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura

Je ne sais pas si ce coin est toujours autant délaissé, mais je ne saurais trop vous le recommander. Certes, en se tenant là, on ne se trouve pas en face d'une cible, mais la première est suffisamment proche pour qu'on puisse l'observer sans problème, les plus grands d'entre vous ayant même la possibilité de voir la deuxième - à condition d'avoir de bons yeux bien entendu. Mais ce qui vaut le plus le coup, c'est sans conteste le départ des chevaux au galop.

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - Ce cheval était particulièrement nerveux. Au moment du cliché, le cavalier le maîtrisait avant le départ.

Certains de ces destriers sont d'une ardeur telle qu'ils se doivent d'être réfrénés par leur cavalier jusqu'au signal de départ. Lorsqu'ils s'élancent enfin, on croit l'espace d'un instant qu'ils partent en embardée, mais quelques coups de sabots au sol et les voilà au galop en un éclair. Vraiment impressionnant, surtout que les archers restent d'un calme à la limite du réaliste, plongés dans une concentration qui ne peut qu'inspirer le respect. Kamakura ne cessera décidément jamais de me surprendre...

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à KamakuraDémonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - Qui a dit que l'esprit du bushidô était perdu ?Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - Le bout des flêches est généralement arrondi avec une partie plate pour faire le maximum de bruit au moment de l'impact

1 : N'ayant pas toujours était très attentif aux explications données, je n'ai malheureusement pas pu vérifier cette information. Il n'en est pas non plus fait mention sur les différents sites internet traitant du sujet : ne me prenez donc pas au mot sur ce détail. Confirmé par Yochan (voir commentaires).

Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura - Une fois l'épreuve terminée a lieu une cérémonie dans la cour principale du temple Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura Démonstration de yabusame dans l'enceinte du temple Tsurugaoka Hachimangû à Kamakura


Date des clichés : 2008/04/20 - Apn : Canon EOS 40D


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30 avril 2008

Gardien



Un des gardiens du temple Zenkokuji (Bishamonten) à Kagurazaka.

Date du cliché : 2008/01/03 - Apn : Canon EOS 40D


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26 avril 2008

Furisode-san de Asakusa

Furisode-san lors d'une croisière sur la SumidaFurisode et cerisiers - 浅草の振袖さん

Horaires
: début avril pendant la floraison des cerisiers (tous les ans ??)
Tarifs : 2.500 yens avec boisson et collation
Accès : embarcadère de Asakusa
Web : page internet sur les Furisode-san (japonais- anglais)


Décidément, je n'eus même pas le temps de me remettre de ma première expérience de sumo que je me retrouvai nez à nez - au sens propre comme figuré - avec un autre pan de la culture japonaise. Je troquai ainsi en l'espace d'une journée le robuste mawashi des imposants sumotori pour la finesse du obi d'une délicate furisode-san...

Cerisiers et banquets lors d'une croisière sur la Sumida Cerisiers et banquets lors d'une croisière sur la Sumida Furisode-san lors d'une croisière sur la Sumida Furisode-san lors d'une croisière sur la Sumida

Au moment de réserver cette croisière sur la rivière Sumida, je me doutais d'ores et déjà que les cerisiers seraient sur le déclin. Je n'avais cependant aucune autre date de disponible pour cette petite escapade et me consolais donc avec l'idée de pouvoir rencontrer une furisode-san. Ces jeunes femmes (18-25 ans) qui subissent une formation de trois mois dans les arts de la danse et de la cérémonie du thé sont assez proches dans le principe des maiko de Kyôto, à la différence près qu'elles n'aspirent pas à devenir des geisha confirmées. Apparues en 1994 sous l'impulsion d'une association souhaitant faire revivre et transmettre certains aspects de la culture japonaise, elles limitent leurs activités au quartier d'Asakusa, qui est, je cite, avec quelques libertés de traduction, "au Japon et dans le monde entier, la ville que l'on visite si l'on souhaite s'imprégner de nombreux aspects de la culture d'Edo" (ancienne appellation de Tôkyô).

Furisode-san lors d'une croisière sur la SumidaFurisode-san lors d'une croisière sur la SumidaFurisode-san lors d'une croisière sur la Sumida

La croisière fut malheureusement très courte et, surtout, la furisode-san qui nous accompagnait n'eut le temps que pour une seule danse. C'est bien dommage, mais cela eut au moins le mérite de piquer un peu ma curiosité quant à cette petite résurgence de tradition, qui a décidément parfaitement trouvé sa place dans le berceau populaire qu'est Asakusa. A très bientôt pour plus d'information sur le sujet je l'espère...


Date des clichés : 2008/04/05 - Apn : Canon EOS 40D


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18 avril 2008

Nakasendô : Tsumago

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

Relais de Tsumago - 妻籠宿

Horaires
: accès libre
Tarifs : accès libre
Accès : depuis la gare de Nagiso, prendre le bus pour Tsumago (270 yen - 7 mn). On peut également faire le trajet à pied (une bonne demi-heure si je me souviens bien)
Web : page internet (japonais- anglais), Wikipédia (japonais), Brochure JNTO


Avec un temps qui change radicalement du jour au lendemain, difficile de savoir comment s'habiller ces jours-ci. Giboulées de mars un peu tardives – si tant est que cela existe ici – ou saison des pluies qui s'exerce avant le début officiel des hostilités, je n'en sais rien. Toujours est-il qu'avec un froid comparable, je préfère tout de même les jours d'hiver bien secs, au soleil bas mais radieux, comme lors de mon arrivée à Tsumago...

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

La marche le long de la Nakasendô enneigée était loin de m'avoir épuisé. Bien au contraire, le retour à la civilisation avait quelque chose de revigorant et je me demandais avec une pointe d'excitation comment allait être ce hameau de Tsumago dont tout le monde parle temps. J'avais quitté les chemins de montagne verglacés et ma progression en était d'autant plus facilitée que la route était désormais plantée de pancartes à intervalles réguliers.

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

Je fus accueilli à l'entrée du village par une écurie où un canasson de paille se dressait déjà harnaché, visiblement prêt pour une longue chevauchée. Sa demeure marquait le début de la rue principale du village. La différence avec Magome me frappa tout de suite : si j'ai auparavant qualifié ce dernier de musée vivant, Tsumago avait tout d'une exposition en plein air de natures mortes. Beaucoup d'édifices sont inoccupés, gisant simplement là, ouverts en partie au public quand cela est possible et côtoyant les rares endroits encore exploités. Quelque chose me dit que le site a des airs de village fantôme une fois l'activité diurne estompée.

Le relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la Nakasendô

Déçu ? Je ne le fus pas vraiment : les lieux sont d'une extraordinaire authenticité et on a du mal à imaginer que tous ces édifices de bois aient pu traverser les décennies sans qu'une des nombreuses catastrophes naturelles de la panoplie nippone ne se décide à les ravager. Je n'en trouve cependant pas moins que Magome a plus de charme, avec ses habitants affairés à leurs tâches quotidiennes et sa belle route pavée qui dégringole sa colline.

Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô Le relais de Tsumago sur la Nakasendô

Mais n'est-ce pas finalement une bonne chose ? Tant de différences entre ces patelins ne peuvent qu'engager le voyageur à se rendre dans les deux, constituant une belle journée de randonnée dans un Japon malheureusement révolu.

Le relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la NakasendôLe relais de Tsumago sur la Nakasendô

En dernière note, pour ceux qui se posent la question et pour aider ma mémoire trop souvent indulgente avec une forte tendance à l'embellissement des choses, sachez qu'il est tout a fait possible de marcher depuis Tsumago jusqu'à la gare de Nagiso. La balade est sympathique, pas trop longue, mais ne doit pas être considérée comme un indispensable si l'on est limité en temps. Je signalerai enfin la présence d'un troisième relais, celui de Narai, jusqu'auquel je n'ai pas eu le temps d'aller.


Date des clichés : 2008/01/05 - Apn : Canon EOS 40D


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13 avril 2008

Nihon Budôkan : Hanami 2008

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Nihon Budôkan - 日本武道館の桜

Horaires
: pour les cerisiers en fleurs, fin mars - début avril
Tarifs : accès libre
Accès : la station la plus proche est celle de Kudanshita sur les lignes Hanzômon ou Tôzai, prendre la sortie 2 et aller tout droit en remontant la côte jusqu'à voir l'entrée sur la gauche
Web : page internet (japonais)


A bien y réfléchir, je pense que c'est la première année que j'ai autant profité des cerisiers. Il me reste toujours à faire une sélection de photos pour mon carnet de route sur mon voyage dans le Kansai, mais en attendant, je ne peux faire l'impasse sur la petite balade qui suivit le tournoi de sumô dont je parlais l'autre jour...

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Il était vers midi lorsque je quittai la compétition qui attirait une foule de plus en plus nombreuse. Coup de chance, d'ailleurs, car cela contribuait à vider un peu les jardins de Yasukuni dont les parterres de pétales me convainquirent de ressortir l'appareil. Des jeux d'ombres et de lumières de la mi-journée naissaient, telle une fresque en mouvement, de nombreux cerisiers impalpables qui rampaient au sol. La faim se faisant sentir, je fis une courte halte dans un des yatai bordant les allées du sanctuaire pour me prendre deux Ôsaka yaki et me dirigeai ainsi, ravitaillement en main, vers le tout proche Nihon Budôkan dans l'espoir de trouver un coin agréable pour déjeuner.

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Mon appareil resta cette fois-ci bien callé dans son sac jusqu'à la fin de mon repas. Mais ce dernier englouti - je mange trop vite, c'est un fait, je suis reparti à la chasse aux images, ne pouvant ignorer l'extraordinaire spectacle offert par les douves surplombées de corolles blanches épanchant leurs bienfaits dans des eaux dont le trouble émeraude se mariait avec le nuage de pétales qui le caressait.

Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni Cerisiers aux abords du Nihon Budôkan et du sanctuaire Yasukuni

Les lieux étaient loin d'être tranquilles, il est vrai, mais le torrent d'étudiants venus pour leur cérémonie d'entrée à l'université ajoutait, je trouve, à l'authenticité ambiante : le printemps au Japon, c'est avant tout la rentrée et il me sembla ce jour-là que j'étais en plein dedans.


Date des clichés : 2008/04/04 - Apn : Canon EOS 40D


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09 avril 2008

Sumô et cerisiers

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni

Tournoi de sumô - 靖国神社奉納大相撲

Horaires
: chaque année - début avril
Tarifs : accès libre
Accès : la station la plus proche est celle de Kudanshita sur les lignes Hanzômon ou Tôzai, prendre la sortie 1 et aller tout droit en remontant la côte jusqu'à se retrouver en face de l'allée menant au sanctuaire Yasukuni : le dohyô se trouve au fond à droite
Web : page internet (japonais - anglais), Wikipedia (japonais - français), site sur le sumo (français)


S'il y a une chose à laquelle je ne me suis quasiment pas intéressé depuis que je suis au Japon, c'est bien le sumô. Alors quand on m'a parlé d'un petit tournoi gratuit organisé sous les cerisiers en fleurs du sanctuaire Yasukuni, il m'a semblé que ce serait l'occasion idéale pour me faire une idée de ce sport qui enthousiasme tant notre ancien président...

Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni - Les rikishi s'échauffent Tournoi de sumô dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni

Après m'être frayé un chemin hors de la station de Kudanshita, qui était complètement engorgée par des flots d'étudiants se dirigeant vers leur cérémonie d'entrée à l'université, je remontai l'avenue Yasukuni jusqu'à l'imposant torii du sanctuaire. En cette saison de hanami, ses allées étaient bordées comme il se doit de toute la panoplie habituelle de yatai, ces petits stands nomades où on peut manger et boire de tout, inévitable cortège coloré qui accompagne les matsuri nippons.